Archives de juillet 2013

Manifester en Egypte est plus préférable que de rester dans la Mosquée du Prophète…

Salim Bouterfas

Derniers cru des Frères Musulmans d’Egypte : il est préférable de squatter devant la mosquée Rab’ia El Adawya pour contester l’éviction de Mohammad Morsi, que de rester à la Mosquée du Prophète Paix sur Lui.

Nous avons – depuis quelques mois – des déclarations de ce type. Même avant les élections qui ont vu « gagner » les FM en Egypte, on pouvait entendre des choses du type : « Celui qui ne vote pas pour les FM, celui-là a un soucis dans sa foi » (sic). Ou bien encore : « J’ai vu en rêve que le Prophète prier derrière moi » !

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L’exemple des repentis et des convertis – Dr. Mohammad Said Ramadân Al Bouti

Image  [Extrait du livre du Dr. Mohammad Said Ramadân Al Bouti (que Dieu ait son âme) : « Paroles Sublimes, l’exégèse des sagesses d’Ibn Ata’Allah as-Sakandarî vol. 2]

[…] Tu n’as qu’à observer la condition de cette multitude de gens qui s’empressent de revenir à Dieu, exalté soit-Il, après une longue période de dérobades et d’égarement. Demande-leur de t’informer à propos de la gêne , de la souffrance et de l’ennui qui les envahissaient en totalité tandis qu’ils se dévoyaient dans les ténèbres de l’ignorance et de te faire part de la joie, du soulagement et de l’apaisement qui se répandirent en eux après qu’ils ont connu leur Seigneur, qu’ils aient amélioré leur relation avec Lui et qu’ils aient revivifié leurs âmes et apaisé leurs cœurs et leur sentiments en les nourrissant des actes de dévotions et d’obéissance.

Et si tu veux encore un supplément d’arguments en faveur de ce que j’avance, réfléchis à la condition des Occidentaux qui, la veille, étaient égarés dans le désert de la perte de leur identité et ignorants de leur Unique Souverain, puis que Dieu a attirés à Lui les faisant sortir du désert de l’égarement à la connaissance de leur identité de serviteurs et d’esclaves de Dieu afin qu’ils sachent qu’ils n’étaient pas des orphelins ni des étrangers aux confins de l’Univers mais qu’ils étaient préservés par la protection de Dieu, Sa bienveillance à leur endroit et l’honorabilité de la relation qui les unissait à Lui.

Considère l’état de la plupart d’entre eux et tu verras qu’ils souffraient de problèmes psychiques et sociaux ou de vices, la dépendance à la drogue étant peut-être le moindre d’entre eux. Et lorsque le soleil de la guidance seigneuriale a brillé dans leurs âmes ténébreuses et solitaires, qu’ils ont goûté au plaisir de la connaissance de Dieu et qu’Il S’est manifesté à eux par le biais d’une des significations incluses dans ce verset : { Dieu est le Protecteur de ceux qui ont la foi ; Il les fait passer des ténèbres à la lumière } (Coran, 2 : 257), ils se sont rapidement libérés de leurs problèmes psychiques et sociaux et se sont guéris de leurs vices. médite leur condition lorsqu’ils se mettent à l’ombre de leur nouvelle félicité, à savoir la connaissance de Dieu et leur empressement à se rapprocher de Lui, et tu ne douteras pas qu’ils aient connu une création nouvelle et qu’un autre homme se soit développé dans leur être. Lire la suite »

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Tourner autour de la Ka’ba – Martin Lings

Magnifique entretien avec le Pr. Martin Lings (Abu bakr siraj ad-din) au sujet du pélerinage à la Mecque qu’il a effectué en 1948.
Le contraste avec la Mecque telle qu’on la connaît de nos jours est saisissant. On se rend compte , non sans peine et affliction, des conséquences importantes du travail de destruction méthodique de la dynastie des Séouds et des wahhabites, soit une dénaturation de l’atmosphère authentique et empreinte de Tradition de ce lieu Saint où se trouve la Maison Sacrée d’Abraham.

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Le néo-spiritualisme et son erreur – René Guénon

[Article écrit en arabe par le Shaykh ‘Abd-al-Wâhid Yahyâ pour la revue Al-ma’rifa (juillet 1931). Traduit par Jean Abd al-Wadoud Gouraud (1) à partir du livre du Cheikh Abd al-Halîm Mahmûd « L’école de la Chadhiliyya » (2)]

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Parmi les plus dangereuses erreurs de l’Occident moderne, il en est une qui s’est établie en Amérique depuis moins de cent ans, précisément depuis 1847, et qui est connue sous le nom de « néo-spiritualisme » ou « spiritisme » (ar-rûhâniyya al-hadîtha). On pourrait définir ce dernier en disant qu’il consiste à croire à la possibilité d’une communication avec les morts par l’intermédiaire de moyens matériels. Le néo-spiritualisme a vu le jour à partir de phénomènes naturels, comme l’émanation de voix ou le mouvement d’objets dans certaines habitations, qui se produisent sans cause évidente. Ce type de phénomènes a été remarqué de tout temps et partout, et il n’est donc pas possible de dire qu’il soit exceptionnel. Pour quelle raison, dans ce cas, les Occidentaux en ont-ils fait une croyance nouvelle alors que personne n’en avait jamais eu l’idée auparavant ?

La vérité est que, s’étant insurgés contre le matérialisme (mâddiyya) de plus en plus répandu, ils ont tenté de mettre en place une méthode occulte qui s’applique à détruire ce matérialisme. Si nous considérons que leur but est en soi juste, les moyens qu’ils ont utilisés pour atteindre ce but ne sont cependant pas de même. Lire la suite »

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Le Démiurge – René Guénon

[Paru dans La Gnose,
de novembre 1909 à février 1910 : Partie I ].

Il est un certain nombre de problèmes qui ont constamment préoccupé les
hommes, mais il n’en est peut-être pas qui ait semblé généralement plus difficile à
résoudre que celui de l’origine du Mal, auquel se sont heurtés comme à un obstacle
infranchissable la plupart des philosophes, et surtout les théologiens : « Si Deus est,
unde Malum ? Si non est, unde Bonum ? » Ce dilemme est en effet insoluble pour
ceux qui considèrent la Création comme l’œuvre directe de Dieu, et qui, par suite,
sont obligés de le rendre également responsable du Bien et du Mal. On dira sans
doute que cette responsabilité est atténuée dans une certaine mesure par la liberté des
créatures ; mais, si les créatures peuvent choisir entre le Bien et le Mal, c’est que l’un
et l’autre existent déjà, au moins en principe, et, si elles sont susceptibles de se
décider parfois en faveur du Mal au lieu d’être toujours inclinées au Bien, c’est
qu’elles sont imparfaites ; comment donc Dieu, s’il est parfait, a-t-il pu créer des êtres
imparfaits ?
Il est évident que le Parfait ne peut pas engendrer l’imparfait, car, si cela était
possible, le Parfait devrait contenir eu lui-même l’imparfait à l’état principiel, et alors
il ne serait plus le Parfait. L’imparfait ne peut donc pas procéder du Parfait par voie
d’émanation ; il ne pourrait alors que résulter de la création  « ex nihilo » ; mais
comment admettre que quelque chose puisse venir de rien, ou, en d’autres termes,
qu’il puisse exister quelque chose qui n’ait point de principe ? D’ailleurs, admettre la
création « ex nihilo », ce serait admettre par là même l’anéantissement final des êtres
créés, car ce qui a eu un commencement doit aussi avoir une fin, et rien n’est plus
illogique que de parler d’immortalité dans une telle hypothèse ; mais la création ainsi
entendue n’est qu’une absurdité, puisqu’elle est contraire au principe de causalité,
qu’il est impossible à tout homme raisonnable de nier sincèrement, et nous pouvons
dire avec Lucrèce : « Ex nihilo nihil, ad nihilum nil posse reverti. »
Il ne peut rien y avoir qui n’ait un principe ; mais quel est ce principe ? et n’y
a-t-il en réalité qu’un Principe unique de toutes choses ? Si l’on envisage l’Univers
total,  il  est  bien  évident  qu’il  contient  toutes  choses,  car  toutes  les  parties  sont
contenues dans le Tout ; d’autre part, le Tout est nécessairement illimité, car, s’il
avait une limite, ce qui serait au-delà de cette limite ne serait pas compris dans le
Tout, et cette supposition est absurde. Ce qui n’a pas de limite peut être appelé l’Infini,  et, comme  il  contient  tout,  cet  Infini  est  le  principe  de  toutes  choses.
D’ailleurs,  l’Infini  est  nécessairement  un,  car  deux  infinis  qui  ne  seraient  pas
identiques s’excluraient l’un l’autre ; il résulte donc de là qu’il n’y a qu’un Principe
unique de toutes choses, et ce Principe est le Parfait, car l’Infini ne peut être tel que
s’il est le Parfait.
Ainsi, le Parfait est le Principe suprême, la Cause première ; il contient toutes
choses en puissance, et il a produit toutes choses ; mais alors, puisqu’il n’y a qu’un
Principe  unique,  que  deviennent  toutes  les  oppositions  que  l’on  envisage
habituellement dans l’Univers : l’Être et le Non-Être, l’Esprit et la Matière, le Bien et
le Mal ? Lire la suite »

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Conséquences du vote pour un moindre mal – La Théorie du genre

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René Guénon : « De la démocratie »

Dissidence Française

Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans…

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