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Réflexions sur des gesticulations modernes

Impossible d’échapper à la vague actuelle de « danses » et autres « chorégraphies » toutes aussi idiotes les unes que les autres. Même en s’isolant le plus possible du monde extérieur. Rien à faire , on y a droit de gré ou de force !!

Après le « Gangnam style », la dernière trouvaille en date est ce qu’on appelle dans les réseaux « sociaux » le « Harlem Shake » . Première constatation : les nom de ces « danses »  n’ont  aucune signification (mais faut-il vraiment en chercher?). Poussé par la curiosité , je décide de visionner quelques vidéos en m’attendant au pire. Ce que j’ai vu dépasse mon imagination  mais finalement plus rien ne m’étonne dans ce monde en pleine dissolution.

Car il n’y a véritablement aucun sens dans ces »gesticulations », on ne peut même pas parler de chorégraphie car rien n’est ordonné , aucun geste n’est synchronisé bien au contraire. Tout n’est que chaos, désordre , chaque individu exprime son propre désarroi intérieur à travers une gestuelle sans queue ni tête quand celle-ci n’est pas tout simplement d’une obscénité sans nom. L’impression d’avoir côtoyé les abysses obscures de la bêtise humaine me fait dire que cette « danse » pourrait bien être la dernière que l’homme n’ait jamais imaginé. Cette gesticulation symbolise à elle seule l’état de profonde dégénérescence dans laquelle le genre humain est tombé. Elle est le reflet de sa mentalité , de l’état de déliquescence des mœurs et du désordre actuel. En fait, l’homme est tellement perdu, sans repères dans cette société moderne qu’il ne peut faire autrement qu’extérioriser tout son mal-être dans des gesticulations vulgaires qu’on nomme « danse » car il ne peut faire autrement. Il ne sait plus penser convenablement, il ne sait plus écrire correctement, il ne lit plus, n’écrit plus. Il sait au fond de lui que quelque chose ne va pas mais il ne peut pas l’exprimer avec des mots, donc inconsciemment, il fait parler son corps car c’est tout ce qui lui reste. Dans ces gesticulations, je n’ai pas vu d’enthousiasme, ni de bonheur, ni même un jeu, mais une souffrance profonde, un appel à l’aide, un signal d’alarme.

Ainsi, dans ces vidéos, nous voyons à travers ces  individus divisés,  chacun exécutant des gestes incompréhensible dans son coin, l’expression de l’individualisme moderne qui mène à l’hystérie. On ne « danse » plus ensemble mais chacun pour soi dans une frénésie collective sans véritable signification : ce n’est rien d’autre que le reflet de notre monde moderne décadent où plus rien n’est à sa place , où le chaos est roi et où chacun vit pour soi sans se soucier des autres. A cela s’ajoute des gestes obscènes et dégradants , qui imitent des actes sexuels qui ne sont certes pas spécifiques à ces gesticulations en particulier, mais qui sont le reflet de la dégénérescence des mœurs spécifiques quant à elle de toutes civilisations en plein déclin dont les valeurs morales périclitent. Ainsi, la vision de ces ignominies  rappelle forcément les scènes d’orgies organisés par les notables de l’Empire romain décadent qui sont très bien représentées dans le film « Satyricon » de Fellini  où des individus, hommes,femmes, travestis et autres hermaphrodites en tenues exubérantes et aux mœurs légères , en pleine déchéance morale , se réunissaient pour se goinfrer, danser et copuler en attendant la fin de l’Histoire. Dans ce cas là, il s’agit du déclin d’une civilisation en particulier, mais dans notre cas présent, il s’agit ni plus ni moins que de la déchéance de l’être humain de façon générale.

L’homme par son comportement incohérent et destructeur, ne fait qu’ hâter sa fin inéluctable, fatale et nécessaire.

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Mortelle Manie Moderne par Thierry De Crozals

( 15 février, 2013 )

En ces temps d’hystérie collective où la platitude «materialo-consumériste» est à son comble, replaçons un peu d’ordre, c’est à dire de sens, dans ce monde qui en manque cruellement tant il a la manie frénétique de tout vouloir inverser.

Si nous parlons ici d’hystérie, le lecteur l’aura compris, c’est que la grande période des soldes, tant attendue, a commencé et avec elle son lot d’aberrations littéralement insensées: la grand-messe de la consommation bat son plein ou plutôt ressasse son «vide», et elle ne s’en lasse visiblement pas.

Nous tenons à préciser au lecteur, s’il en était besoin, que si nous avons décidé de traiter ce sujet, entre autre, ce n’est point par souci de suivre ou de «coller» à cette non-actualité, rien ne nous importe moins que cela. Nous ne suivons personne sauf le Ciel et ne tenons à «coller» à rien d’autre qu’à la Scientia Sacra et à ses Fidèles Serviteurs.

Encore et toujours, les mots ont un sens, l’oubli de leur sens premier, spirituel donc sacré, nous installe inévitablement et sûrement au sein de la Grande Amnésie chaotique afin que la Grande Prostituée accomplisse les Temps.

Dans ce monde en perdition, les «misosophes», les «misomystes» en tous genres, les faux-maîtres, les imposteurs, les falsificateurs, les adorateurs de Mammon se répandent niaisement avec joie et concupiscence tant la confusion est unanimement partagée et le ridicule ne tue plus.

L’excitation est à son comble, on cherche fébrilement l’extase dans la «bonne affaire», le désordre institutionnalisé se mue en transe libératoire où l’étourdissement le dispute à la sauvagerie; la conscience de l’individu peut alors éclater en libérant stérilement ses spasmes jubilatoires, qui sont comme autant de cris de ralliement, au son de «C’est trop génial! Mais alors trop mortel!». Nouvelle hiérogamie du néo-dieu Corpus et de la néo-déesse Apparentia. Nouveaux dieux tutélaires de la cité des gratte-ciels. Lire la suite »

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