Articles tagués Tradition

Tourner autour de la Ka’ba – Martin Lings

Magnifique entretien avec le Pr. Martin Lings (Abu bakr siraj ad-din) au sujet du pélerinage à la Mecque qu’il a effectué en 1948.
Le contraste avec la Mecque telle qu’on la connaît de nos jours est saisissant. On se rend compte , non sans peine et affliction, des conséquences importantes du travail de destruction méthodique de la dynastie des Séouds et des wahhabites, soit une dénaturation de l’atmosphère authentique et empreinte de Tradition de ce lieu Saint où se trouve la Maison Sacrée d’Abraham.

Publicités

, , ,

Poster un commentaire

Nourrir son Âme : Le caractère Sacré de l’alimentation

A l’heure où la grande majorité des gens n’ont comme seule et unique préoccupation que de remplir leur ventre et point nourrir leur âme, arrêtons-nous donc un instant sur le caractère Sacré de l’alimentation. Le corps reproduit analogiquement à son niveau et nécessairement, ce processus d’unification qui est la raison d’être de l’âme: identification par la Connaissance (non des choses extérieures, mais des réalités intérieures, «archétypales» ou «essentielles» dont les multiples phénomènes extérieurs ne sont que les projections concrètes, c’est la Connaissance en-soi).

L’absorption d’un aliment a toujours été un acte rituel, un acte symbolique en soi (le rite étant un symbole «agi»), pouvant et devant servir de support à la Contemplation; donc un acte hautement qualitatif. Ceci, encore une fois, est unanime à toutes les religions et traditions de l’humanité. Ce rite est sacré parce que son «modèle» qui est la nourriture de l’âme, l’assimilation de la Sagesse contemplative, l’est. En nourrissant son corps, ce n’est pas principalement lui qui est «nourrit» mais son âme, par l’acte symbolique lui-même, support de contemplation. La nutrition est assimilation, l’homme réduit la nourriture en la mâchant puis en la digérant, il la «néantise» en la transformant, il brise la forme; d’une certaine façon il rend «immatériel» le «matériel», «incrée» le «crée». Par cette opération il libère la «vertu» de l’aliment, sa «puissance», son «être» propre qui a donné «forme et vie» à ce dernier; ainsi il se l’unit à lui de façon plus essentielle. C’est exactement, à son niveau encore une fois, c’est à dire à un degré inférieur en ce qui concerne le corps, analogiquement la vocation de l’âme: réaliser, par l’intériorité connaissante unitive ou l’«intuitio intellectualis», la «non-réalité» des choses extérieures. Lire la suite »

, , , , ,

Poster un commentaire